Nous voici désormais, tous les deux assis confortablement dans cette voiture arrêtée au bord du précipice du grand canyon californien. C'est la nuit, regardons ces étoiles se baladant à leur guise d'un côté à l'autre du ciel. Elles doivent avoir une liberté de conscience importante pour faire cela. Alors je te demande de faire un v½u et tu me réponds que ce que tu désires réellement est impossible, que tes rêves ne sont que de simples douceurs résultant d'un sommeil réussi. Tu rêves d'une liberté infinie et d'un monde où personne ne te juge. Puis, d'une prairie dans laquelle tu aurais couru de plus en plus vite jusqu'à t'envoler loin de tout. Ta solution aurait été la fuite ? Tu as renoncé n'étant pas lâche, mais ton doux sourire, caresse et trahison, témoigne encore, et malgré tout, ces nombreux moments tiraillée par une douleur, un dégoût de vivre aussi fort et destructeur que tu aurais préféré en crever. C'était toi, un sentiment noir et diabolique de solitude ou d'indépendance qui au final te refuse ce que tu as souhaité. Et l'on te dit que cela te forge et c'est bien vrai, regarde toi désormais prenant ton sourire boiteux comme bouclier, tu découvres le bonheur en toi et autour de toi. Tu vis de rire loin de tes larmes, tu fais sourire restant de marbre. Ainsi et au-delà de nos vastes idées, nous voyageons, voyons des gens beaucoup de gens mais nous sommes cette fois-ci seuls en cette belle soirée, seuls ces astres éclairent notre amour passionné sous cette air de musique douce .. comme si ton v½u s'était exhaussé.

